Les friches de Mandres, un monde en devenir…
Quand elles sont industrielles, elles comportent des bâtiments ou des équipements (serres…) désaffectés. Leur remise en culture dénote alors de la part de la collectivité, un activisme certain et
coûteux.
Quand elles sont « naturelles », elles sont une étape entre un terrain cultivé et un bois, dans le climat tempéré océanique où se trouve notre commune. Or elles sont pour la plupart de
superficie réduite (moins de 1 hectare) et sont dispersées sur le « finage » communal ; elles sont en général la propriété de particuliers. Leur devenir dépend du PLU :
si elles sont constructibles, leur état est très transitoire… Si elles restent à destination agricole, elles peuvent faire l’objet d’une préemption par la SAFER et être attribuées (location ou
achat) à un maraîcher ou à un agriculteur ; si elles n’intéressent personne (surface trop réduite), elles évolueront en bois en une vingtaine d’années. Cette dernière possibilité n’a rien de
honteux. Ce qui est honteux, c’est d’y déverser des ordures diverses. Une friche ou un jeune bois abritent en effet un grand nombre d’oiseaux, de mammifères, de plantes..
On peut donc souhaiter que les friches fassent l’objet d’une gestion concertée au cas par cas, sans remise en culture systématique. N’oublions jamais tout à fait la biodiversité. Il en est de la
nature comme des sociétés humaines : c’est la diversité qui en fait la richesse.
Le bois, énergie renouvelable par excellence, ne pourrait il pas être une nouvelle chance pour ces terrains?
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